Historique pour BERGERONNES
Retour dans le passé de la Haute-Côte-Nord
Bergeronnes
Origine du nom: C'est Champlain qui baptise cet endroit "Bergeronnettes". Il a probablement confondu nos alouettes pour les bergeronnettes de France.
Jalons chronologiques:
1844: Thomas Simard de la Malbaie, membre de la "Société des 21!, est un ancien employé de la compagnie de la Baie d'Hudson. Il connaît bien la région et s'intéresse à l'exploitation du bois ainsi qu'à la colonisation agricole. Il établit donc une scierie à Petites-Bergeronnes et devient propriétaire de onze lots de terre. Ses adjoints sont: Louis Dassilva, Hubert Gaudreault, J.B. Gauthier dit Larouche, Thaddée Brassard et Louis Turcotte sénior.
1845: Simard vend ses installations à William Price et se consacre à l'agriculture.
1848: C'est le début de Grandes-Bergeronnes. Charles Pentland, ancien gérant de Price à l'Anse-à-L'Eau (Tadoussac), y construit un moulin à scie et un moulin à farine.
1852: L'incendie de la scierie de Petites-Bergeronnes met un frein temporaire à l'industrie du sciage.
1853: À Grandes-Bergeronnes, les constructions de Pentland sont acquises par William Price. La scierie sera aussi la proie des flammes. C'est à cette époque qu'on construit une première chapelle à cet endroit, malgré les protestations de Petites-Bergeronnes et de Bon-Désir.
1859: Malgré l'absence de scieries importantes, 36 familles habitent quand même les trois sites (Grandes-Bergeronnes, Petites-Bergeronnes et Bon-Désir).
1873: Ouverture de la première école qui se situe aux Petites-Bergeronnes. L'institutrice se nomme Élisa Simard et elle est la petite-fille de Damase Simard, frère de Thomas.
1880: La population s'élève à plus de 400 habitants.
1883-84: Selon les statistiques scolaires, 45% des jeunes de 5 à 16 ans fréquentent l'école.
1889: On souligne l'arrivée du premier curé, l'abbé Arthur Guay.
1893: Deux fromageries ouvrent leurs portes.
1895: Il y a création d'un cercle agricole.
1897: La municipalité devient autonome, s'étant séparée de la Municipalité de Comté des Escoumins.
1915: On compte alors trois fromageries dans le village.
1921: Le 9 février, Mgr Labrecque, évêque de Chicoutimi, érige la paroisse de Bergeronnes qui comprend: les Grandes-Bergeronnes, les Petites-Bergeronnes, Bon-Désir et la concession.
1929: C'est la division de la municipalité de Bergeronnes en Bergeronnes-Village et Bergeronnes-Canton.
Années 1920-30: La Compagnie Fragan and Conway expédie 70000 mètres cubes de bois par année.
1931: Des citoyens de Bergeronnes vont s'établir à Ragueneau dans le contexte de la grande crise économique.
1933: Quatorze familles quittent Bergeronnes pour aller habiter à Canton Latour.
1935: D'autres Bergeronnais migrent à Colombier.
1940: Entre 1880 et 1940, les rapports des missionnaires et des curés indiquent qu'entre 40 et 60% des familles cultivent la terre.
1941: 46% des terres sont en culture.
1944: Le village est centenaire. On organise alors des fêtes pour souligner cet événement. Celles-ci se déroulent les 24 et 25 juin. Voici le programme de ces deux journées:
24 juin: À neuf heures, on assiste à la messe. En après-midi, il y a la parade de la St-Jean. On a préparé onze chars allégoriques.
Chacun a son thème représentant:
1 - L'arrivée du premier colon.
2 - La famille canadienne.
3 - La sainte famille.
4 - La première chapelle du Père Laure à Bon-Désir en 1723.
5 - Saint-Jean-Baptiste.
6 - Le moulin du fondateur, Thomas Simard.
7 - L'industrie locale de l'automobile.
8 - La mise en conserve des bleuets.
9 - La croix du chemin.
10 - La famille heureuse et la famille malheureuse.
11 - Le laboureur.
Le ralliement se fait sur le terrain de l'église. En soirée, il y a présentation d'un film sur Bergeronnes tourné par l'abbé Thomas-Louis Imbault.
25 juin: 9h30: C'est la célébration d'une messe solennelle avec sermon par l'abbé Amédée Gagnon, prêtre originaire de Bergeronnes. Le célébrant est le Père Anatole Lessard, Oblat et également fils de la paroisse.
En après-midi, la cérémonie se déroule sur un coteau dominant la baie de Bon-Désir. C'est là qu'on inaugure officiellement le monument qui existe encore de nos jours.
On clôture les fêtes par la présentation d'un spectacle.
1948: Le curé Donat Gendron organise un grand spectacle en plein air sur une scène érigée de toutes pièces sur le site de l'aéroport. Au programme, des reconstitutions de scènes évangéliques auxquelles participent à peu près tous les élèves du village.
1949: Le curé Gendron se fait le promoteur d'un vaste rassemblement de chorales en provenance du Saguenay et de la ville de Québec.
1952: Début de l'école des arts et métiers.
1954: Ouverture d'une école commerciale.
1965: Naissance du journal local nommé d'abord "Bon-Désir" pour devenir ensuite "Le Maillon".
Sources: Journal Haute Côte-Nord , collaboration Richard Létourneau