Historique pour LES ESCOUMINS

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Les Escoumins

Origine du nom

Hypothèse 1: En 1857, l'abbé Louis Laflèche du séminaire de Nicolet, affirme que "Escoumins" viendrait des mot cris "ishko" et "min", ce qui pourrait se traduire par "jusqu'où il y a des graines".

 

Hypothèse 2: quant à Mgr René Bélanger, il pense que c'est d'origine montagnaise: "esko" (encore) et "min" (graine), signifiant "il y a encore, il y a beaucoup de graines" (petits fruits rouges).

 

Hypothèse 3: Charles Martin, anthropologue, croit que le mot "Escanimes", retrouvé sur une carte de Levasseur en 1601, serait d'origine micmac. Il ne précise cependant pas la signification.

 

Hypothèse 4: L'ethno-linguiste Josée Mailhot estime que le toponyme "Escoumins" tirerait son origine du mot micmac "Eskmunaak" signifiant "lieu de guet".

 

Précisons que "Escoumins" a été écrit de différentes façons depuis les années 1500. Ainsi, on retrouve:

 

"Uscanim" sur une carte de Hakluyt-Wrigt de 1599-1600;

"Escanimes" sur une carte de Levasseur en 1601;

"Usquimin" sur une carte du Basque Denis de Rotis en 1674;

"Lesquemin" ou "Lesquemain" sur la plupart des cartes du régime français;

"Les Escoumains" au 19e siècle ainsi qu'une partie du 20e.

 

Jalons chronologiques:

1603: Champlain s'arrête aux Escoumins. Voici ce qu'il en dit: "Puis, allant à l'Esquemin, vous rencontrez deux petites isles basses et un petit rocher à terre. Ces dites isles sont environ à demie lieue de Lesquemin, qui est un fort mauvais port entouré de roches et asséché de basse mer¼ " Il en parle aussi en 1611 et en 1626.

 

1664: Le 21 avril, c'est la première mission aux Escoumins par le Père Henri Nouvel. En arrivant, il voit une grande croix, sans doute érigée là par les indiens baptisés de Tadoussac. Le Père Nouvel passe environ 14 jours aux Escoumins. D'autres missionnaires ont aussi laissé des écrits sur ce village: le Père de Crespieul en 1687, le Père Laure en 1730 et le Père Claude-Godefroi Coquart en 1755.

 

1825: Joseph Moreau, originaire de Bécancourt ou de Trois-Rivières et employé de la Compagnie de la Baie d'Hudson, s'installe sur la rive est de la rivière. Il se marie une première fois avec une métisse, Marie Valin ou Volant, dont il eut sept enfants. Plus tard, il se remarie avec Suzanne Tremblay qui lui donnera six descendants. Il meurt accidentellement en 1851.

 

1845: À l'automne, c'est l'ouverture du premier chantier par la Compagnie Tétu-Boucher. Les fils de Basile Savard de la Malbaie, Hilaire, Simon, Jean et guillaume ainsi que plusieurs colons de Bon-Désir sont parmi les premiers à venir y travailler. Frédéric Boucher est le premier gérant ou "bourgeois" selon l'expression de l'époque. De plus, la compagnie décide d'ouvrir dès lors une école modèle (1ère année à 7e année).

 

1846: La construction de la scierie est vite terminée. La population s'élève à 287 habitants. En octobre, c'est l'arrivée du premier missionnaire résident, l'abbé Jean-Lazarre Marceau et la fondation de la paroisse Saint-Marcellin.

 

1857: La Compagnie Têtu-Boucher est remplacée par la Compagnie Têtu-Garneau.

 

1863: Il y a incorporation de la Municipalité de Comté des Escoumins qui s'étend de Bergeronnes à Pointe-aux-Outardes.

 

1878: La Compagnie Lamontagne devient propriétaire des limites comprises entre les rivières Bergeronnes et Sault-au-Mouton. C'est le gendre de Lamontage, Edouard Vachon qui devient gérant. John-Edmund Barry, gérant depuis 1858, quitte les Escoumins pour s'établir à Trois-Pistoles.

 

1884: Edouard Vachon se retire. Le nouveau gérant se nomme John Topping.

 

1888: À partir de cette date, un chantier de construction navale s'ouvre aux Escoumins. On construit au Petit Lac Salé et à l'Anse "de la boulangerie".

 

1892L: Benson Hall et L.-A. Robitaille, de la région de Québec, exploitent les gisements de mica blanc découverts l'année précédente. Ce site se retrouve dans la partie supérieure de la rivière Côte-à-Cassette. Le 23 juillet, le gouvernement fédéral crée la réserve Essipit.

 

1893: John Topping est remplacé à la gérance par Émile Lamontagne, fils du propriétaire, Théodore-J. Il y a également ouverture d'une fromagerie dirigée par Alfred Ménard.

 

1901: La "Saguenay Lumber Company" remplace la Compagnie Lamontagne dans l'exploitation des limites forestières des Escoumins et de Sault-au-Mouton. Arthur Mercier est le nouveau gérant.

 

1905: L'électriciét est produite par la "Saguenay Lumber".

 

1920: La nouvelle compagnie est la "Laurentide Pulp and Paper".

 

1926: C'est l'arrivée de la "Consolidated Paper". La population s'élève alors à 1150 habitants.

 

1937-38: La municipalité procède à l'aménagement d'un système d'aqueduc et de protection contre les incendies.

 

1958: Ouverture de l'Hôpital Saint-Alexandre.

 

1960: Ce sont les débuts de l'exploitation de la tourbe.

 

1962-63: L'aménagement du système de pilotage est complété à l'Anse-aux-Basques.

 

1974: Ouverture du centre de radar pour le trafic maritime.

 

1977: Fondation du CAARSE, comité d'action pour la rivière à saumon.

 

1981: Début du poste de radio CHME-FM installé à Essipit par le conseil de bande.

 

1982: Création de la MRC.

 

Fin des années 1980: Ouverture d'une usine de transformation du poisson.

 

1995-96: Naissance de l'usine de transformation du loup marin.

 

1996: Déroulement des fêtes pour souligner le 150e anniversaire de la paroisse.

 

Sources:

1 - Les Escoumins, Mgr René Bélanger, Société historique du Saguenay, 1946.

2 - De la Pointe de tous les Diables au Cap Grincedents, Mgr René Bélanger, bélisle, Éditeur, 1973.

3- Histoire des Escoumins, Pierre Frenette, Société historique de la Côte-Nord, 1996.

4 - Histoire de la Côte-Nord, Pierre Frenette et als, PUL. 1996.

5- Journal Haute Côte-Nord collaboration de Richard Létourneau

 

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